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amef22 mai 2019Dernière mise à jour :Il y a 8 mois
Appel à communication

L’enseignement/apprentissage du français à l’épreuve de la réforme
Du 25 au 29 juillet 2019 à El Jadida

Depuis sa création en 1971, l’Association Marocaine des Enseignants de Français s’est donnée comme objectif principal d’être une force de proposition active et crédible dans toute réforme de l’enseignement/apprentissage du français. Pour ce faire, elle est attentive à l’actualité institutionnelle et à la pertinence scientifique, qui animent l’enseignement de la langue française au Maroc. Ainsi à travers ses différentes activités (provinciales, nationales ou internationales), elle se fait siennes, des réflexions qui participent aux débats en cours et aux innovations. Aujourd’hui, forte d’un patrimoine consistant fait de publications multiples et diversifiées, elle se veut encore plus engagée dans cette voie et se propose d’être impliquée, encore plus, dans tout processus de réflexion et de décision.
Dans le contexte éducatif marocain actuel, l’enseignement des langues se retrouve, bon gré mal gré, au cœur d’un débat à la fois médiatique, politique et même idéologique. C’est pourquoi nous estimons qu’une prise de parole responsable, scientifiquement fondée et professionnellement légitimée, ne serait que bénéfique. L’AMEF se propose d’en être l’hôte, le canal et la voie, à travers sa prochaine université d’été en lui donnant comme thème : « L’enseignement du français à l’épreuve de la réforme »
En effet, l’enseignement du français se retrouve propulsé, parfois violemment, au-devant de l’actualité et se voit le sujet d’une vaste polémique. Bien que cet enseignement n’ait cessé, durant toutes ces années qui ont vu naître et se développer l’école marocaine moderne, d’être l’objet d’interrogations profondes et de remises en question incessantes, il est actuellement mis brutalement et exceptionnellement au-devant de la scène. Ainsi, c’est l’ébullition latente d’un mal être, trop longtemps tu, qui refait surface d’une façon démesurée. Ceci s’est produit grâce à ou à cause de la question épineuse de la langue d’enseignement des matières scientifiques et techniques. Question qui départage les acteurs sociopolitiques et attise les sensibilités identitaires. Mais qui met surtout, la langue française au centre de la réflexion sur l’ensemble du système éducatif marocain, puisqu’elle est doublement sollicitée : à la fois comme langue enseignée et comme langue d’enseignement. 
Et du fait que l’efficience, la réussite, d’un enseignement dépendent en amont de la maîtrise ou pas, de la langue dans laquelle il est véhiculé ; une réforme de l’enseignement de la langue française devient une question stratégique incontournable. A fortiori lorsque tous les acteurs de l’enseignement de cette langue, à commencer par le ministère, en passant par l’AMEF, sans oublier les apprenants et l’opinion publique, appellent de leurs vœux, d’un commun accord, cette réforme, en signalent même son besoin pressant. 
Justement, la Vision stratégique de la réforme 2015-2030 baptisée « Pour une école de l’équité, de la qualité et de la promotion », prescrit l’enseignement de la langue française comme une « langue obligatoire en tant que langue enseignée et en tant que langue d’enseignement de quelques contenus ou modules à court terme. » p.49 et considère la maîtrise de la langue comme facteur d’équité et de qualité de l’éducation. Pour cela, elle prône une révision des programmes et curricula relatifs à l’enseignement des langues étrangères conformément aux approches et méthodes nouvelles.
La réforme interroge les aspects que devraient revêtir l’enseignement du français à l’école marocaine : le français de la réforme. Les premières réflexions débattues dans quelques rencontres scientifiques et développées dans des recherches en didactiques des langues dans le contexte marocain proposent un enseignement tourné vers une langue fonctionnelle en investissant les voies de l’interdisciplinarité et de la réflexivité. Il nous appartient de prolonger, lors de cette université, ces premières réflexions et d’interroger à notre tour les contours de cette réforme. 
En outre, il y a lieu de s’interroger sur l’efficacité de ces voies didactiques à réaliser l’équité et la qualité de l’éducation recherchées par la réforme. Faut-il s’inscrire dans un changement radical tournant le dos à l’œuvre littéraire pour un enseignement fonctionnel qui considère la langue comme un outil de communication d’un besoin quotidien ou professionnel, au moment où le texte-même de la réforme propose de mettre en place un dispositif linguistique par la création de branches spécialisées dans les langues (littérature, culture et civilisation) ? Quel contenu linguistique enseigner, selon quelles approches et à l’aide de quels supports ? Quelle place accorder à l’enseignement de cette langue dans le système éducatif et quel statut y accorder à l’enseignant de français ? 
Ce sont là autant de questions et d’interrogations que nous proposons, à titre suggestif et non exhaustif, comme pistes de réflexion autour de l’actuelle réforme qui est entre nos mains, mais aussi autour d’une réforme possible que nous pouvons appeler de nos vœux ; ou pour être plus judicieux, que nous appelons de nos expériences, de nos recherches et de notre force de proposition. Ces interrogations peuvent faire l’objet de communications ou d’ateliers. Elles sont déclinables dans les axes suivants : 
■ Les pratiques enseignantes : les approches didactiques, théories pédagogiques, développement personnel…
■ Agir autrement, quelle plus-value à l‘enseignement du français ?
■ L’enseignant du français dans le cadre de l’interdisciplinarité 
■ Peut-on envisager le retour du manuel ? Si oui, selon quelles modalités.
■ Place de l’enseignement du texte littéraire dans la réforme actuelle. 
■ L’enseignement préscolaire au prisme de la réforme.
■ La compétence numérique levier de la réforme.
■ Quels supports pour le français de la réforme : manuel, bande dessinée, image, audiovisuel, l’œuvre intégrale ?
■ Réforme universitaire et formation des enseignants (Le Bachelor, cycle de licence en éduction CLé, le devenir des filières traditionnelles d’études françaises)
Modalités de soumission : 
Les propositions de communication ou d’atelier d’environ 2500 signes, rédigées en français s’accompagneront d’une courte présentation personnelle biobibliographique. Elles seront adressées à l’adresse suivante : publication.amef@gmail.com
DATES IMPORTANTES 
 Appel à communication : 25 avril 2019
 Délai de soumission : 22 juin 2019
 Réponse aux auteurs : 30 juin 2019
 Organisation du colloque : du 25 au 29 juillet 2019
 Envoi des papiers pour publication: 10 juillet 2019

NB : Les propositions reçues sont soumises à un processus de double évaluation

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