Université d’été 2015

Université d’été à El Jadida juillet 2015

C’est sous le thème : « La lecture en question », que l’Association marocaine des enseignants de français (AMEF) a tenu du 22 au 25 juillet 2015 son université d’été à El Jadida. 
Cette rencontre, qui souffle cette année sa 12e bougie, a été le rendez-vous par excellence des entichés de la langue de Molière. De plus, des invités issus du monde de l’écriture, ont très volontiers répondu à l’appel. 
Dans son allocution inaugurale, Madame Malika BOUNAGUI, présidente de l’AMEF, a affirmé que le choix judicieux des AMEFiens du thème de cette université, en l’occurrence la lecture, a été motivé par la volonté des enseignants, des acteurs de tous bords, qui plus est, considèrent que la crise de la lecture à l’école, a frappé de plein fouet cette activité sans, pour autant, trouver l’antidote adéquat à même d’y remédier. 
Tout au long de cette université, les intervenants et les participants, qui ont salué la thématique de cette douzième édition, ont eu droit à un menu composite où lecture et écriture ont été les mots directeurs. En effet, M.Naji CHOUKRI, directeur de l’AREF des Doukkala Abda a présenté devant un public, averti à voir les réactions et les commentaires qui ont suivi, la conférence inaugurale intitulée « Nouvelle Ecole Marocaine : vision 2030 ». 
L’université d’été, dont les assises ont eu lieu au Centre des classes préparatoires aux grandes écoles, a été, comme à l’accoutumé, marquée par la présence des personnalités de hauts calibres dans le domaine de la pédagogie, de la didactique du français, et de la création. 
Pour la première journée, ce sont Mme Touriya Fili-Tullon, enseignante à l’Université de Lyon (France), avec sa communication : « L’écriture » ou le gout de lire », Mme Leonor Morino Garcia (Espagne) avec : « Un lieu dans le monde : Lecture-écriture, un processus constructif, Jacques Lefèbvre (Belgique) avec : « Choisir des textes littéraires et des méthodes de lectures en fonction de problématiques auxquelles les jeunes sont sensibles », pour clore la matinée par la communicatio de M.Abdellatif Elazzouzi (Fès) intitulée : « Relire les fables de la Fontaine : Philosophie de l’enfant heureux » 
Dans l’après-midi de la même journée, la deuxième matinée, ce sont MM. Abdelmajid Azouine (Rabat), Abdelhakim Mouchref (Marrakech) et Mme. Aïcha Abdelwahed (Oujda), qui ont présenté respectivement les communications suivantes : « Pour une mise en sens du texte théatral », « lecture du texte poétique : pratiques didactiques, principes théoriques et méthodes d’analyse » et « la lecture et les ressources numériques : de nouvelles pratiques pédagogiques et de nouveaux outils pour stimuler l’intérêt des élèves ». 
Les 24 et 25 juillet, comme le budget horaire privilégie le travail d’ateliers, les communications diminuent en nombre. Cependant l’intérêt qu’elles revêtent n’est pas sans importance. Les participants ont été au rendez-vous avec, bien entendu, « L’image publicitaire et (en)jeux de la lecture » de M. Abdeltif Makan (Béni Mellel), avec « Quand la peinture invite la lecture » de Dr.Maha Ibrahim-Salama (Egypte), avec « Eléments pour la lecture des textes journalistiques) de Noureddine Hanini (Marrakech), avec « Lire pour écrire ou la réception créatrice du texte littéraire » de M. Naji Ali (Kénitra), avec « L’évaluation de la lecture en Classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieurs » M. Hassan Laghdache (Marrakech). 
Les débats fructueux aussi bien en teneurs qu’en pertinence, ont très bien enrichi cette université qui a repris après, rappelons-le, une trêve de cinq années consécutives. 
« AMEFiez-vous, ô enseignants du Maroc », lancent en concert tous les participants et les intervenants, après avoir posé devant mon appareil, brandissant leurs attestations.