Activités avec le MEN

rencontre AMEF:MEN Vendredi 02/10/2015 Projet de soutien scolaire .

Compte rendu

Suite à la réunion qu’a eue Mme Bounagui avec M. Ben Hallam, représentant du cabinet de M. le Ministre, une rencontre de travail a eu lieu au sein du ministère le 2 octobre 2015. Elle a été présidée par M.Rachid Belmokhtar, ministre de l’éducation nationale et de la formation des cadres.
 Ont pris part à cette rencontre :

  • Les représentants de l’AMEF :
    – Mme. Bounagui Malika
    – Mme. El Bourkadi Khadija
    – M. Benjeddi Touhami
    – M. Kaddouri M’barek
    – Mme. Cherkaoui Saâdya
    – Mme Seghrouchni Naima
    – M. Elasri Salaheddine
    – Mme. Abdessadeq Zahra
  • Les représentants du collège Ibn Batouta de Témara, initiateurs d’un projet de lecture.
  • Le représentant du cabinet du Ministre: M. Ben Hallam

 Déroulement

– Allocution de M.Ben Hallam :
Il a rappelé le but de la rencontre : il s’agit de mettre en place un groupe de travail qui réfléchira et mettra au point un projet performant et urgent, qui visera à améliorer la maitrise de la langue française. Les lamentations sur les défaillances de l’enseignement étant stériles, il faudra, par conséquent, trouver les solutions susceptibles de rehausser le niveau des élèves.

– Intervention de M. le Ministre :
Il a tout d’abord exprimé ses remerciements aux membres du groupe de travail impliqué dans cette mission pédagogique pour l’amélioration de l’enseignement du français au collège.
Se référant au discours de Sa Majesté, il a évoqué par la suite l’état lamentable de notre système d’enseignement, et rappelé les décisions qu’il fallaitprendre pour y remédier(diagnostic, concertations, demande de propositions). Il fallait prendres des mesures urgentes et structurantes. Aussi 23 mesures ont-elles été présentées au CSE dont les travaux, menés en parallèle, ont abouti à une vision stratégique de 26 projets concernant les deux pôles : éducation et formation professionnelle.
Pour ce qui est de l’enseignement du français, M. le Ministre a rappelé qu’il est question d’envisager l’utilisation de la languefrançaise même dans le préscolaire, et de renforcer sa présence au cycle primaire(apprentissage dès la 1ère année) et collégial(français langue d’enseignement d’autres matières). Un défi que le ministère a à relever, sans sous-estimer les problèmes immédiats et futurs relatifs aux ressources humaines
Il n’a pas manqué, par ailleurs, de souligner l’importance du français pour les classes Bac international, et les difficultés que rencontrent aussi bien les élèves de ces classes que leurs professeurs des matières scientifiques.
Que faire pour rehausser le niveau des élèves en français ? Se pencher sur les points charnières(6ème année du primaire et 3ème année du collège) s’avère une solution prometteuse.
Pour le cas du collège, l’urgence c’est :
– La concentration (usage concentré du français : horaire à augmenter)
– La méthode : trouver d’autres approches pédagogiques,
– Les technologies d’information (outils de motivation pour les jeunes).
Mais comment faire mieux avec les contraintes de toutes sortes ? Comment passer à la pratique ? Il faudrait intégrer dans la formation des enseignants ce qu’on propose pour la mise à niveau(par un système de certification), et donc prévoir un accompagnement, et leur donner tous les moyens pour les aider. D’où la nécessité d’une réflexion sur le terrain et l’importance de la rencontre avec le groupe de travail.

– Intervention de Mme Bounagui :
Après avoir remercié M. le Ministre, Mme Bounagui a mis l’accent sur l’offre de l’AMEF en termes de formation de ses adhérents et sa contribution à la promotion de la langue française, par le biais de ses colloques et universités d’été et des formations spécifiques dont récemment celle proposée par la FIPF : projet PEF (ingénierie de formation). Elle a signalé qu’à long terme, les membres de l’AMEF, experts en PEF, peuvent contribuer à aider les professeurs des matières scientifiques des classes Bac international ; qu’un concours (les Françiades) sera proposé aux élèves du tronc commun de ces classes. L’AMEF a prévu, à court terme, des activités ciblant en premier lieu les collèges entre autres le concours Journal scolaire. D’un autre côté, des enseignants améfiens bénévoles peuvent participer en tant que coachs ou animateurs dans les centres d’épanouissement créés récemment, et mettre leur expérience et leur expertise à la disposition des collégiens en difficulté.
Et pour terminer, Mme Bounagui a formulé le vœu que le ministère puisse gratifier les participants aux formations de l’AMEF en leur décernant des certificats. Mme El Bourkadi a appuyé son souhait en citant l’exemple de l’association tunisienne, l’ATPF, dont la participation de ses adhérents est prise en compte dans leur promotion.
Concernant les concours qu’organise l’AMEF, Mme Bounagui a sollicité la contribution du ministère à leur diffusion.

– Réponse de M. le Ministre :
« Tout ce qu’on aura fait, c’est du gain ; un enfant ça n’a pas de prix » a affirmé le ministre. Il a déploré que notre système d’enseignement ait écarté les arts (théâtre, musique, peinture…), et c’est un tort qu’il faut rattraper. D’où l’idée de la création des centres d’épanouissement. Encore faut-il avoir les moyens. Aussi chacun peut s’y mettre et y contribuer selon les moyens, les disponibilités : établissements, collectivités, associations…A noter que les IF et les centres américains sont d’accord pour collaborer. Ces espaces, ouverts le samedi et dimanche, doivent offrir des activités ludiques (arts, sports, langues étrangères) à dispenser également le soir après les cours. Il faudrait que dans ces centres les professeurs fonctionnent dans la liberté (ce qui leur manque dans la pratique quotidienne de la classe) ; ils seront alors créatifs.

Quelques participants ont pris la parole pour faire un compte rendu des expériences pédagogiques qu’ils ont vécues (M.Elasri, Seghrouchni), qu’ils ont initiées (M. Amelal, Mme Oulad Hjajma).

A la fin de la rencontre M. le Ministre ainsi que le représentant de son cabinet ont remercié les participants pour leur implication.

L’équipe de travail constituée se réunira prochainement pour élaborer un projet urgent pour l’amélioration de la maitrise du français.